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Le Bonheur Oublié des Peones Basques

En ce début d'année, chacun commence à entretenir une lueur d'espoir quant à l'accomplissement des voeux exaucés. Pour tout bon passionné de rugby, la formule est simpliste : que son équipe favorite soit championne de France... et du beau jeu. Force est de constater que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. C'est ce que doivent se dire les « peones » du Biarritz Olympique Pays Basque qui à chaque sortie de leurs poulains désespèrent un peu plus.

La question est dans la bouche de tout initié : Où est passée la magie du jeu biarrot ? Pour corroborer cette interrogation, cherchons quelques éléments de réponses ou tout du moins quelques pistes. Car ici ce ne sont pas les résultats de Biarritz qui sont mis en cause, mais plutôt la qualité du jeu proposé par les hommes de Lagisquet et du néo-conseiller Jack Isaac. En premier lieu, les Basques Rouge et Blanc ne sont plus archi-dominateurs devant comme ce fût le cas par le passé et malgré la qualité de son pack la différence n'est plus seulement que stratégie. Le combat amené par les « petites » équipes qui viennent de la « guerre Pro D2 » fait parfois pâlir d'envie les grosses cylindrées de notre championnat. Les lignes arrières ont donc moins d'espace face à des rideaux défensifs de mieux en mieux organisés et plus en plus structurés. C'est la logique même du rugby. Et  pourtant me diriez-vous ?

Toulouse et Clermont, les deux cadors de notre Top 14 millésime 2008, parviennent à détruire ces murailles infranchissables. Et c'est là qu'en toute objectivité, je voudrais répondre au commentaire inévitable : « On a perdu notre jeu ». Le jeu, collectif certes, est la résultante des qualités des joueurs et actuellement les n°1 et 2 (dans vote ordre de préférence à chacun) de notre élite propose autre chose derrière que les Champions de France 2005 et 2006. Seul Traille est international à part entière dans un rôle de perce-muraille que tous les défenseurs lui connaissent ; quant aux autres ce ne sont « que » de bons joueurs, ex-internationaux, doublures dans les équipas nationales latines ou espoirs de toujours. Je suis loin de penser detenir la recette miracle, mais un peu de renouvellement, à la hauteur des espérances d'un club de ce rang cela va sans dire, permettrait à cette ligne de trois-quarts d'évoluer à un niveau supérieur. Les agents de joueurs de l'hémisphère sud sont très demandés paraît-il... Quant au facteur « psy », il faut dire que le public d'Aguiléra met plus d'énergie à siffler ses protégés qu'à les encourager. Ca n'a jamais aidé dans les périodes délicates ; trop mal habitué le public du Président Serge Blanco ? Peut-être aussi que les ambitions que se découvrent les frères ennemis bleu et blanc de l'Aviron Bayonnais irritent quelques peu abonnés et investisseurs qui verraient d'un bien mauvais oeil un chamboulement hiérarchique au sein même de la maison basque.

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