Passé du haut grade de président de la FFR à celui de l’IRB, Bernard Lapasset est maintenant au sommet de la pyramide du rugby mondial. Pour le boss du ballon ovale, la Coupe du monde reste une grande réussite, et doit continuer de faire émerger de nouvelles nations.
Bernard Lapasset, où en est le rugby après la Coupe du monde ?
L’IRB est entrain de récoler les fruits de son travail. Grâce à cet événement, l’image de notre sport est positive, et les résultats économiques sont plus que satisfaisants. Tout cela laisse entrevoir de très belles choses pour notre développement. De très belles perspectives…
Avec le recul, quel bilan sportif peut-on tirer de ce Mondial ?
L’Europe a montré qu’elle était compétitive avec l’émergence de nouveaux pays au plus haut niveau. Cela n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail de fond. On est arrivé à un niveau technique de performance qui permet à de nouvelles équipes de rivaliser avec toutes les autres. On a vu la Géorgie, la Roumanie, le Portugal que l’on n’attendait pas forcément là. Un grand bravo pour le travail fait en faveur de l’essor de notre sport.
L’IRB est-elle attachée au développement des “petits” pays ?
C’est sans nul doute l’une de nos priorités ! D’ailleurs, dans cette optique, l’Europe est sûrement la meilleure pépinière. Mais nous développons aussi le niveau de jeu dans chacun des pays où le rugby est implanté.
Nous voulons élargir notre aura le plus possible. Pour cela nous devons nous professionnaliser davantage. C’est peut-être là la prochaine étape pour le rugby.
Peut-on imaginer une compétition moins élitiste que le VI Nations pour les Européens ?
Je pense qu’il est important de donner au VI Nations B une place plus importante. Nous devons impulser un élan nouveau à cette épreuve. Mais pour le moment, nous devons travailler sur les qualifications pour la prochaine Coupe du monde.
Dans quelle mesure voulez-vous changer les choses ?
Désormais, les pays qui participent aux VI Nations B seront directement qualifiables, sans matchs supplémentaires. C’est une nouvelle ampleur qui est donnée aux confrontations européennes.
Ces petites nations ont-elles donné un second souffle au rugby ?
Sans conteste… Elles ont montré qu’on pouvait défendre ses chances, et cela, malgré sa courte histoire rugbystique. Le Portugal était le dernier qualifié et en quelques mois, les Portugais ont réussi à tenir tête à leurs adversaires de façon plus qu’honorable.
Quels sont les prochains axes de travail de l’IRB ?
Nous devons développer le professionnalisme. J’en suis intimement persuadé. Pas seulement au niveau des joueurs, mais surtout en ce qui concerne les structures et
les fédérations. C’est par ce biais que nous pérenniserons notre avenir
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