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Par Fabian Frydman
Quelques heures dans la peau de Vincent Moscato, ça n’a vraiment rien d’une sinécure. Si certaines personnes peuvent se plaindre d’avoir une vie monotone, ce n’est certainement pas le cas de « Moscat ». Pour l’ancien talonneur du Stade Français et de l’Equipe de France (4 sélections), les jours se suivent à la vitesse grand V.
Rendez-vous donc dans les locaux d’Eurosport pour rencontrer la star média de cette Coupe du monde. À 40 ans, Vincent a réussi sa reconversion. Les plus jeunes ne connaissent de lui que sa bonne humeur et son accent du Tarn, les plus anciens vous parleront sûrement de Bègles, de la fameuse bagarre générale de la demi-finale contre Toulon ou encore de son carton rouge contre l’Angleterre. Après s’être un peu cherché, une fois les crampons rangés définitivement, c’est donc du côté des médias et plus particulièrement de la radio qu’il a trouvé sa voie. Pourtant, c’est bien volontiers qu’il parle de sa courte carrière d’entraîneur, notamment au PUC, « une belle expérience », ou encore de sa vie d’acteur de cinéma qui lui a permis de tourner aux côtés des plus grands comme Gérard Depardieu.
Aujourd’hui Vincent a trouvé sa voie du côté de RMC. « J’aime le contact qui se noue avec les gens, cet échange que l’on peut avoir. C’est quelque chose que j’apprécie énormément… Désolé, mais il va falloir que je passe à l’antenne », lâche en urgence l’animateur de « Viril mais Correct » ou bien encore de « L’intégrale Coupe du monde ». Le voilà donc qui enfile sa panoplie de maître de cérémonie. En face de lui, Thomas Lombard est subjugué par sa gouaille. A sa droite, Jeff Tordo ose à peine l’interrompre. Car une chose est sûre, le casque vissé sur les oreilles, le micro au bord des lèvres, « Moscat » déballe sa science à la sauce rugby. « Il balance des quilles… Il lui rentre dans la meule… A la foire de… », le langage imagé du gamin de Gaillac, copain d’école de Bernard Laporte, amuse et plaît aux passionnés de l’Ovalie. « Les gens aiment son franc-parlé et il s’adresse à eux avec beaucoup de simplicité », ajoute Serge Simon son ancien compagnon de mêlée chez les Rapetous béglais et aujourd’hui camarade d’antenne. De son côté Moscato s’éclate, il virevolte entre les mots et les paroles imagées : « C’est à grand coup de tronche qu’on va la décrocher la qualif ! Pas autrement, à grands coups de tronche, mois je te le dis ». Difficile de l’arrêter quand le train est lancé, surtout quand on lui parle de sa nouvelle coqueluche : Sébastien Chabal. « Il a eu raison de l’envoyer paître ce journaliste anglais. Au moins il dit ce qu’il pense le Transpalette », lance-t-il dans un grand éclat de rire.
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